Wildlife à La Réserve

Du 20 au 22 septembre, La Réserve vous emmène en Afrique du Sud avec Wildlife. Le dernier travail photographique de Denis Asch dévoile une nature à l’état brut où chaque cliché suscite une émotion authentique. Invité dans le plus grand orphelinat de rhinocéros au monde par Petronel Nieuwoudt, fondatrice de « Care for wild Rhino Sanctuary », l’artiste rend hommage au travail de la fondation en reversant la moitié des bénéfices de chaque vente réalisée à La Réserve.

Horloger de métier depuis plus de 40 ans, Denis Asch c’est la persévérance et l’envie d’accomplir un défi jusqu’au bout afin d’obtenir le meilleur résultat possible. La photographie ? Une passion qui l’accompagne et s’est intensifiée il y a 20 ans lorsqu’il capte la beauté sauvage des safaris africains. C’est d’ailleurs lors de ces expériences qu’il s’éprend pour la cause animale et une exposition avait déjà eu lieu en faveur de Save The Rhino, en 2014, à Genève. Cette année, les bénéfices reversés permettront de soutenir « Care for wild Rhino Sanctuary ». Un orphelinat tenu ultra secret en Afrique du Sud et qui a laissé une empreinte très forte chez l’artiste : dès lors, il fera tout pour venir en aide et agir, à son échelle, pour la survie et le bien-être des rhinocéros. Rencontre, à quelques heures du vernissage, de l’artiste Denis Asch.

SLT : Denis, vous êtes horloger de métier, photographe par passion. Quels sont les points communs entre ces deux domaines ?
D.A : J’ai commencé à m’intéresser à l’horlogerie aussi tôt qu’à la photographie, vers 8-9 ans. L’horlogerie est devenue mon métier, que j’aime. Et j’ai toujours fait de la photographie par intérêt et passion à mes heures perdues. La ressemblance de ces deux arts ? Ce sont deux domaines de précision, qui sont des défis techniques. J’y aime le challenge que je rencontre, autant pour créer une montre que réaliser une photo « parfaite » à mes yeux. Il faut avoir l’œil, la connaissance technique, de la patience. Puis, autant les horlogers que les photographes, nous sont des inconditionnels perfectionnistes.

Vous aimez la complexité ?
Oui, mais surtout la résoudre. Avec les bons outils, les bons yeux et de la persévérance, on y arrive.

Pourquoi avoir choisi la photographie animale plutôt que la photographie de paysages ou d’humains ?
Les paysages, c’est figé : n’importe qui peut photographier un arbre, il ne bouge pas. L’être humain, il peut poser. Mais l’animal, lui, n’obéit à personne, il vit comme il l’entend, sans poser pour le photographe. Ils se trouvent là où ils se trouvent et c’est au photographe de s’adapter à eux, à la lumière et au lieu où ils sont.

Et ce sanctuaire de rhinocéros, comment l’avez-vous trouvé ?
Grâce à des contacts. Le lieu de ce sanctuaire est gardé secret, pour protéger au mieux les rhinocéros. Mais il aura fallu un moment pour obtenir l’autorisation : le sanctuaire a effectué des recherches sur moi pour s’assurer que je n’étais pas un braconnier ou vendeur de cornes. Et oui, la corne de rhinocéros vaut 40’000 francs le kilo…

Votre plus beau moment dans ce sanctuaire…
J’ai nourri une bébé rhinocéros de six mois au biberon… deux litres de lait, avec ses ingrédients adaptés, qu’elle a bu avec joie. C’était incroyable, j’en ai rêvé pendant plusieurs jours tellement c’était beau, intense, prenant.

Quel est le comportement social du rhinocéros ?
Ce sont des animaux inoffensifs. 1,5 à 2 tonnes de pacifisme pure ! Alors oui, ce n’est pas le plus bel animal sur le plan esthétique, mais c’est d’une gentillesse sans faille… sauf si on s’en prend à eux, bien évidemment, ils se défendront.

Quel est l’animal que vous préférez avoir dans l’objectif ?
Le léopard. C’est beau, élégant, avec de beaux yeux bleus jusqu’à trois mois. Si les yeux sont beaux et nets, toute la photographie va tourner autour des yeux. J’aime leur comportement, si majestueux.

Quel animal vous n’avez pas encore photographié mais dont vous rêvez avoir un portrait dans votre répertoire des acquis ?
Le tigre de Sibérie. Le tigre d’Inde, j’en ai vu : ils ne sont pas faciles à photographier car peu nombreux et timides. Mais le tigre de Sibérie, qui lui non plus n’est pas en grand nombre aujourd’hui, est bien plus difficile à trouver. Et il faut y aller jusqu’en Sibérie…

Quelle destination pour votre prochain voyage de photographie ?
Le Kenya en janvier…je compte les jours !


Petronel Nieuwoudt a fait de la survie et des soins des animaux sauvages sa bataille depuis plus de 20 ans. Ancienne Capitaine d’une unité spécialisée de la Police d’Afrique du Sud (« The Endangered Species Protection Unit » ), elle a quitté les rangs en 1999 afin d’intégrer « The Game Capture School ». Pendant dix ans, elle a dirigé cette école qui était la première institution du pays à offrir des cours spécialisés sur les aspects pratiques et théoriques de toutes les formes de la vie sauvage.

C’est en 2011 qu’elle crée « Care for Wild Rhino Sanctuary NPC » dans la région de Barberton afin d’assurer la protection, le bien-être et la survie des animaux sauvages africains.

Wildlife – du 20 au 22 septembre
La Réserve
Route de Lausanne 301
1293 Bellevue